Nos vacances dans le Sud : ce que la cuisine provençale nous a appris
Une semaine loin du Finistère, direction le Sud : ce qu'on retient de la cuisine provençale et des différences avec notre quotidien de ferme bretonne.
Nos vacances dans le Sud : ce que la cuisine provençale nous a appris
On ne part presque jamais l’été. Entre le potager qui demande de l’eau tous les jours et les poules dont il faut suivre la ponte au quotidien, une semaine loin de Lezavarn se mérite. Cette année, une voisine s’est proposée pour l’arrosage et les bêtes, alors on a pris la route pour une semaine dans le Sud, direction la Provence. C’est le genre de coupure qui, forcément, fait regarder sa propre vie autrement en rentrant.
Un autre rapport à la terre
Ce qui frappe en premier, ce n’est pas la chaleur (on s’y attendait), c’est le sol. Ici à Lezavarn, on jardine sur de l’argilo-limoneux qui retient l’eau et qu’il faut amender chaque année. Là-bas, c’est du calcaire, de la garrigue, des oliviers qui poussent avec presque rien. Les jardins qu’on a croisés en gîte ou chez des gens rencontrés sur place ne ressemblent en rien aux nôtres : lavande, romarin, figuiers, tout ce qui supporte la sécheresse et le plein soleil. On a ramené quelques boutures de thym, en se doutant qu’elles ne survivraient pas à nos hivers humides. Elles n’ont pas survécu.
Ce genre de comparaison remet aussi en perspective notre propre transition vers un jardin sans produits chimiques : là-bas, la sécheresse fait le tri toute seule, ici c’est le mildiou et les limaces qu’il faut apprendre à gérer autrement.
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La cuisine : moins de beurre, plus d’huile
Le contraste culinaire est encore plus net. Chez nous, la base c’est le beurre, la crème, le sarrasin, le porc. Là-bas, l’huile d’olive remplace tout, les légumes d’été (tomates, aubergines, poivrons) sont partout et cuisinés simplement, souvent crus ou juste grillés. On a mangé plus de légumes en une semaine qu’en un mois normal chez nous, simplement parce que c’était ce qu’il y avait de meilleur sur les étals.
Pour qui prépare un séjour du côté de Marseille et cherche à s’y retrouver entre spécialités locales et bonnes adresses, des ressources généralistes comme restaurant-le-massilia.fr peuvent compléter utilement les guides plus classiques sur la gastronomie du Sud.
Ce qu’on a essayé de ramener
De retour à la ferme, on a gardé deux ou trois choses de ce séjour. D’abord, cuisiner l’été avec beaucoup moins de matière grasse et davantage de légumes crus, ce qui allège franchement les repas quand il fait chaud (et il commence à faire chaud aussi en Bretagne, l’été, même si on s’en plaint moins que dans le Sud). Ensuite, une vraie leçon d’humilité sur ce qu’on appelle “vivre simplement” : on se pense autonomes avec notre potager et nos conserves, mais dans une région où l’eau est rare une bonne partie de l’année, l’autonomie alimentaire pose des questions complètement différentes des nôtres.
Ça a aussi remis en perspective notre propre rythme quotidien à la ferme : on court après beaucoup de choses ici, entre le potager, les bêtes et le télétravail, alors qu’une semaine ailleurs, sans rien à entretenir, a suffi pour se rappeler qu’on peut aussi ralentir. Pas sûre qu’on tienne la leçon plus de quinze jours une fois rentrés, mais on a essayé.
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Est-ce qu’on repartira l’été prochain ?
Probablement, si la voisine repropose son aide. On aime trop notre vie ici pour vouloir déménager sous le soleil du Sud à longueur d’année, mais une semaine de temps en temps, loin des responsabilités de la ferme, ça fait clairement du bien. Et ça donne aussi une bonne excuse pour se remettre à cuisiner avec de l’huile d’olive plutôt que du beurre, au moins jusqu’à la prochaine récolte de pommes.
Maëlle
Installée dans le Finistère depuis 2019, je partage ici les joies (et les galères) d'une vie entre vieilles pierres et potager. Ancien monde, nouvelles racines.


