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Autonomie · · 7 min de lecture

Cosmétiques maison : ce qui marche, ce qui ne remplace pas un soin pro

Deux ans à tester savons, baumes et masques maison. Ce qu'on gagne à les fabriquer soi-même, et pourquoi on garde parfois un soin en institut pour certaines occasions.

Mains préparant un masque à l'argile maison avec des huiles naturelles

Cosmétiques maison : ce qui marche, ce qui ne remplace pas un soin pro

Depuis qu’on s’est mis à l’autonomie sur beaucoup de choses à la maison, la salle de bain n’a pas échappé à la règle. Ça fait deux ans que je fabrique une bonne partie de mes produits de soin : masques à l’argile, baumes aux huiles du jardin, et même un savon surgras avec l’aide d’une voisine qui s’y connaît. Voici un bilan honnête, avec ce qui a vraiment tenu ses promesses et ce qui n’a pas fonctionné.

Le masque à l’argile, la base qui marche vraiment

C’est le plus simple et le plus efficace : de l’argile verte ou rose, un peu d’eau ou d’hydrolat, parfois une goutte d’huile végétale selon la saison. Quinze minutes, ça resserre les pores et ça donne un coup d’éclat immédiat, sans rien de plus compliqué. C’est devenu un rituel du dimanche soir, presque aussi routinier que notre lessive maison.

Le baume aux huiles, entre réussite et déception

J’ai testé plusieurs recettes de baume pour les mains et les lèvres, à base de cire d’abeille (un sous-produit de la production de miel du voisin) et d’huile de tournesol ou d’olive. Le résultat protège bien contre le froid et le vent breton, mais je n’ai jamais réussi à obtenir une texture aussi fondante que les baumes du commerce. La cire d’abeille artisanale n’a pas la régularité d’un produit industriel, et ça se sent au moucher.

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Le vinaigre de rinçage, pour les cheveux

Depuis qu’on a appris à fabriquer notre propre vinaigre, j’utilise un rinçage au vinaigre de cidre dilué après le shampoing. Ça donne de la brillance et ça évite les cheveux ternes de l’eau calcaire, mais il faut accepter l’odeur les premières minutes (elle part en séchant). Un vrai bon geste économique, pas cher et pas polluant, mais qui demande un peu d’habitude.

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Ce que le fait maison ne remplace pas

Honnêtement, il y a des choses que je ne cherche plus à reproduire à la maison. L’épilation définitive, les soins du visage avec appareillage professionnel, ou simplement un moment où on ne prépare rien soi-même et où quelqu’un d’autre s’occupe de tout : ça n’a pas d’équivalent artisanal. Lors d’un passage à Paris pour voir d’anciennes collègues, j’ai justement testé un institut recommandé par une amie, maisondebeautesylvieh : deux ou trois fois par an, ce genre de parenthèse reste imbattable.

Ce n’est pas une contradiction avec notre logique d’autonomie : on ne cherche pas à tout faire soi-même à tout prix, juste à réduire ce qu’on peut raisonnablement maîtriser. Un soin du visage professionnel deux fois par an n’a rien à voir, en volume ou en impact, avec les lessives ou les conserves qu’on prépare toutes les semaines.

Le bilan, deux ans après

Sur le plan financier, les cosmétiques maison nous font économiser l’essentiel du budget salle de bain (masques, baumes, savon), pour un coût dérisoire en ingrédients. Sur le plan des résultats, c’est variable : très bien pour l’entretien courant, moins convaincant pour tout ce qui demande un vrai savoir-faire ou du matériel spécifique. Comme souvent avec l’autonomie à la maison, la question n’est pas de tout faire soi-même par principe, mais de savoir où ça vaut vraiment le coup.

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Maëlle

Installée dans le Finistère depuis 2019, je partage ici les joies (et les galères) d'une vie entre vieilles pierres et potager. Ancien monde, nouvelles racines.